Différences avec la France

Voici en vrac quelques différences entre la France et le Pérou. Elles sont anecdotiques mais illustrent le fait que certaines choses qui semblent aller de soi (si l'on a jamais voyagé ou vécu à l'étranger) peuvent différer ailleurs. Elles sont tirées de mon expérience à Lima au sein de "la classe moyenne", ça peut complètement changer dans d'autres milieux ou régions du Pérou... C'est parti :

Piéton attention ! En pratique la voiture est prioritaire, et généralement ne fera aucun effort pour laisser le passage à un piéton, même si elle roule lentement et qu'il ne lui coûte rien de freiner ou de ralentir pour le laisser passer. Règle simple à comprendre mais difficile à intégrer au début, tant l'usage diffère en France. Et inutile d'essayer de "forcer" un peu la priorité en s'engageant prudemment sur la voie, la voiture ne cédera pas. Après quelques frayeurs au début faute d'intégrer la règle, on s'y fait... Finalement c'est dommage comme pratique, car en tant que piéton on reste moins à l'aise même avec l'habitude.

Sur le marché et dans les épiceries de quartier, pas toujours de queues. Vous attendez tranquillement votre tour, quand un nouvel client arrive et vous grille la place pour interrompre le marchand déjà en train de s'occuper d'un autre client. Personne ne s'offusque et le marchant gère les deux clients en même temps... Et si une vague file se forme, il faut se tenir dans les starting-blocks pour ne pas se faire griller à nouveau quand son "tour" arrive. Inutile de s'énerver car cela ne semble pas relever de malpolitesse ou mauvaise intention, c'est simplement une habitude.

Dans une soirée ou une réunion familiale, le départ peut être très soudain. Si quelqu'un dit "je m'en vais" il s'en va réellement dans les minutes qui suivent : pas de dernier café ou de discussion qui se prolonge sur le pas de la porte. C'est naturel et personne n'est surpris ou choqué. D'ailleurs parfois quand une personne s'en va, les autres décident de faire de même, et la soirée se termine ainsi en quelques minutes. Assez déroutant au début, mais désormais je trouve cette habitude très pratique : quand on veut partir pas besoin de se justifier ou d'en faire des tonnes comme si on se quittait pour des années.

Entre amis certains surnoms font directement référence au physique d'une personne. "Le gros", "la maigrichonne", "le petit noir" ("el gordo", "la flaquita", "el negrito") sont des surnoms classiques et très utilisés, sans méchanceté et sans que les personnes concernées ne soient choquées.

D'autres listes de différences suivront, notamment sur le climat ou les habitudes alimentaires.

Article mis en ligne le April 25, 2010